Archive for the ‘DNS’ Category

Un nom de domaine pour la Flandre ?

novembre 1, 2008

Le ministre-président Kris Peeters veut créer un nom de domaine de premier niveau (TLD pour Top Level Domain) pour la Flandre. Un TLD est une extension comme le .be pour la Belgique ou le très courant .com qui apparaît dans les applications de l’internet comme l’adresse web ou l’adresse mail. Pour un pays ont parle de ccTLD (country code TLD) et pour un nom de domaine ouvert à tous de gTLD (generic). Un troisième groupe forme les sTLD pour les noms de domaines limités à une communauté, dits « commandités »

L’ICANN l’association qui gère les noms de premier niveau avait une politique très prudente de ces noms. Les pays ont d’office un nom de premier niveau sur deux lettres suivant la norme ISO 3166-1 comme le .be ou le .fr. Mais, il n’y avait rien pour les subdivisions des pays ou les grandes métropoles…

Mais en 2005, l’ICANN a autorisé le sTLD .cat pour la communauté catalane (langue et culture, par pour la région espagnole). Suite à cette décision sans doute un peu hasardeuse, de nombreuses régions se sont mises à rêver de leur propre nom de domaine de premier niveau. Une association milite pour un .bzh pour la Bretagne. D’autres initiatives font la promotion d’un .sco pour l’Ecosse et d’un cym pour le Pays de Galles. Les peuples celtiques abusent-ils de l’alcool ?

Cette année, l’ICANN a annoncé une certaine libéralisation des noms de domaine de premier niveau pour un démarrage effectif en 2009. Juste un petit détail supplémentaire, le budget est estimé à 100 000 euros. En fait d’autres sources parlent d’une somme un peu plus élevée : 200 000 Dollars américains.

Quel est vraiment l’intérêt d’un tel nom ? Les noms de domaine génériques (ouvert à tous) lancé vers 2001 comme le .biz ou le .info ont eu des succès mitigés. Des sTLD comme le .mobi ou le .tel finissent par être ouvert à tous. Je pense que pour les grandes régions cette idée n’est pas si farfelue qu’elle n’y paraît. Maintenant, quel nom de domaine pour ma région ? Le .vl est libre mais ce nom n’est pas autorisé par le règlement de l’ICANN (la Flandre n’est pas un état indépendant). Les propositions sont .vla .vln .vlaanderen .fla…

Il est beau mon petit lion...

Il est beau mon petit lion...

Installation de BIND sous Windows XP

décembre 9, 2006

BIND est l’implémentation de référence d’un serveur DNS. Il s’agit d’un logiciel libre maintenu par l’ISC (Internet Systems Consortium). il s’agit du serveur DNS le plus courant, cependant il existe plusieurs alternatives comme par exemple le djbdns de D J Bernstein. BIND avec ses fichiers de configuration en mode texte peut paraître archaïque, mais il peut s’installer sous Windows XP. Attention, il ne s’agit pas d’un environnement adapté pour la production. Lorsque j’ai installé la première fois BIND, c’était pour une présentation du DNS dans le cadre d’une formation. L’environnement adapté serait un bon Linux ou un autre système comme BSD.

 

L’installation est simple. Il faut d’abord télécharger la dernière version de BIND pour Windows sur le site de l’ISC, à l’heure actuelle la 9.3.3. L’archive ne fait que 3,4 Mo. Il faut ensuite la décompresser dans un répertoire temporaire. On y trouve notamment deux programmes exécutables intéressants d’une part named le serveur DNS et d’autre part dig un outil d’interrogation des serveurs DNS. Pour continuer l’installation, il suffit de cliquer sur BINDInstall.exe. Elle se fait par défaut dans le répertoire C:\WINDOWS\system32\dns. Je vous conseille de ne pas autoriser le démarrage du service automatiquement. Deux répertoires sont créés sous le répertoire d’installation « bin » pour les exécutables et « etc » pour les fichiers de configuration. Il existe un petit bug sur cette installation, la documentation n’est pas copiée. Les versions précédentes installaient la documentation dans le répertoire bin\doc. Je les ai mis manuellement. Le manuel pour l’administrateur fait par exemple 81 pages. Avant de démarrer le serveur, il faut ajouter au PATH le répertoire bin de notre serveur (dans mon cas C:\WINDOWS\system32\dns\bin). Maintenant, il suffit de lancer la commande « named » pour lancer le serveur DNS. Mais celui-ci se plante au bout de quelques secondes. Pour savoir pourquoi, relancez le avec l’option g (named -g). Là, on voit que BIND cherche un fichier de configuration named.conf dans le répertoire etc. Nous allons donc ajouter une configuration simpliste.

 

Nous allons définir le fichier named.conf « minimal », avec simplement la résolution de l’adresse de 127.0.0.1. Mon serveur s’appelle ici fixe.tld1 (mais cela n’a que peut d’importance à ce niveau).

 

options {
directory "c:/windows/system32/dns/etc/namedb"; // repertoire de travail
};

//adresse 127.0.0.1
zone "0.0.127.in-addr.arpa" in {
type master;
file "db.127.0.0";
notify no;
};

 

Maintenant, il faut définir le fichier zone « db.127.0.0 ». Dans le répertoire « c:/windows/system32/dns/etc/namedb ».

$TTL 3h
0.0.127.in-addr.arpa. IN SOA fixe.tld1. postmaster.tld1. (
	1; numero de serie
	1h; rafraichissement
	3h; nouvel essai
	1w; expiration
	1h; ttl negatif
	)

1.0.0.127.in-addr.arpa.	IN 	NS	fixe.tld1.

1.0.0.127.in-addr.arpa.	IN	PTR	localhost.

 

A ce niveau BIND démarre correctement. Pour vérifier cela utiliser la commande dig @localhost qui fait une interrogation du serveur DNS en local. Si le serveur est actif, la réponse contient les serveurs racines du DNS, sinon la requête tombe en « time-out ».