Archive for octobre 2007

OpenOffice et la numérotation des chapitres

octobre 12, 2007

J’ai enfin compris comment utiliser correctement la numérotation des chapitres avec OpenOffice. OpenOffice est le concurrent libre de la suite bureautique Microsoft Office. Par rapport aux produits de Microsoft, j’ai toujours trouvé OpenOffice un peu moins intuitif, un plus lourd. Mais l’avantage d’OpenOffice est le prix et le fait qu’il soit multiplate-forme. Cependant, la prise en main est parfois délicate.

Ainsi sur le writer (l’équivalent de Word), la numérotation des chapitres semble parfois fantaisiste. Ceci devient d’autant plus agaçant que le document est important et long. En fait, j’ai trouvé la solution à mon problème dans une documentation française d’OpenOffice. Il existe deux manières d’utiliser la numérotation et il faut faire soit l’un soit l’autre mais surtout pas les deux en même temps. La première est plus manuelle et la second plus automatique donc adaptée aux documents assez long. La première se trouve dans le men Format\puces et numérotation, la seconde dans outils\Numérotation des chapitres. Je conseille dans le cas général d’utiliser la seconde méthode.

Utilisation de GCJ sous Windows

octobre 6, 2007

GCJ est le projet du compilateur libre GNU pour le langage Java. Il existe deux projets de permettant l’utilisation de GCJ sur Windows MinGW et Cygwin. En fait ce sont les projets de portage du compilateur C C++ GNU GCC. J’ai tenté d’utiliser sans succès GCJ avec MinGW. Je me suis tourné sur Cygwin. Mon objectif est simple ici compiler ce programme Java simpliste qui affiche un message à la console avec GCJ.

public class HelloWorld {
	public static void main(String [] args) {
		System.out.println("Hello");
	}
}

Lors de l’installation de Cygwin, il faut choisir dans les packages « devel » gcc-java et libiconv une librairie indispensable à la compilation des codes java. C’est l’absence de cette librairie qui m’a fait abandonner MinGW

compiler pour générer un exécutable (génère par défaut un fichier a.exe)

gcj --main=HelloWorld HelloWorld.java

Les options sont similaires à celle de gcc. Pour spécifier un nom de fichier, il suffit d’utiliser l’option o. Cet exécutable fonctionne correctement sous Cygwin, mais si vous voulez l’utiliser sous Windows vous devez ajouter 3 dll dans le répertoire system32 de Windows (cygwin1.dll cygiconv-2.dll, cygz.dll).

gcj --main=HelloWorld HelloWorld.java -o HelloWorld.exe

compiler pour générer un fichier class pour classique pour la JVM, il faut utiliser l’option C. Le fichier class obtenu peut être exécuter avec la JVM

gcj -C HelloWorld.java

java -cp . HelloWorld

Maintenant, avec la libéralisation du langage Java, le projet gcj perd de l’intérêt. Cependant, gcj est capable de compiler des projets « lourd » comme Eclipse.

logiciels « open source » et « libres »

octobre 2, 2007

« l’Open Source Initiative » ou OSI (attention au risque de confusion ce n’est pas l’organisme de normalisation) fournit une définition précise de la notion d’open source. Cet organisme existe depuis 1998. « Open source » (ou en bon francais source ouvert) contrairement à ce que son nom pourrait faire croire ne veut pas dire simplement accéder au code source, il s’agit simplement d’un point sur dix, en fait le second. Ces dix points selon l’OSI pour dire qu’un logiciel est « open source » sont :

  • 1- redistribution libre
  • 2- source code
  • 3- travaux dérivés
  • 4- intégrité du code source de l’auteur
  • 5- pas de discrimination envers des personnes ou des groupes
  • 6- pas de discrimination entre les domaines d’application
  • 7- distribution de la licence
  • 8- la licence ne doit pas être spécifique à un produit
  • 9- la licence ne doit pas restreindre les autres logiciels
  • 10- La licence doit être technologiquement neutre.

Attention, il s’agit d’une traduction « non officielle » des principes. Il semble qu’il n’existe pas de traduction de ces principes et donc que seule la version anglaise existe. Ces points sont bien des caractéristiques techniques, il n’y a pas de présentation des motivations philosophique premières. Enfin, un logiciel « open source » n’est pas forcément gratuit.

Le site de l’OSI contient en plus de la présentation de sa notion « d’open source », une liste de licence validée comme opensource. En effet « opensource » ne veut surtout pas dire sans licence. Ce point est important tant il existe une multitude de licences. Il est important pour les nouveaux projets d’éviter d’inventer sans raison de nouvelles licences. il s’agit bien d’un problème permanent. l’OSI a reçu plus de cent licences et seules soixante sont approuvées. le succès des logiciel. Dernier point, le site de l’OSI est très complet avec liens, forum, blog…

Maintenant, il existe une autre notion plus ancienne, les « free software » ou en français « les logiciels libres » selon la définition de la Free Software Fondation ou FSF (en français la fondation pour le logiciel libre). la FSF existe depuis 1985, il existe une FSF Europe et une FSF France. Mais au niveau de la France, il vaut mieux regarder le site de l’APRIL (Association pour la Promotion et la Recherche en Informatique Libre). Cette association française est très marquée philosophiquement, très proche de la FSF.

Le mot anglais « Free » signifie bien libre et non gratuit. Selon la FSF un logiciel libre respecte 4 libertées numérotées de 0 à 3. Il existe une version française de cette définition :

  • liberté (0) d’exécuter
  • liberté (1) d’étudier le code source
  • liberté (2) de redistribuer
  • liberté (3) d’améliorer

Finalement, l’énoncé de ces principes apparait plus élégant de les dix points de l’OSI.

La FSF maintient également une liste de licences « libres », mais avec le problème supplémentaire que la FSF propose également ses propres licences (GPL et LGPL pour les logiciels et FDL pour la documentation). Donc la FSF indique si les licences libres sont compatibles avec ses licences GPL et LGPL. En plus la FSF constate que de nombreuses licences contenant le mots « free » ne sont pas libres au sens de la FSF. La FSF déplore la multiplication inutiles des licences.

Au final, libre et opensource ne représentent pas la même chose. Pour être précis il faut parler d’open source selon l’OSI et libre selon la FSF. En théorie un logiciel pourrait être libre mais pas open source ou l’inverse. Mais dans la pratique, ils sont à la fois libres et open source. Open source serait plus acceptable pour le monde des entreprises. Noublions pas non plus qu’il existe des logiciels non libres ou non « open source » gratuit dans certaines conditions (shareware et freeware) .